Tunisie
République tunisienne

Devise nationale : Liberté, ordre, justice
| Superficie | 163 610 km² |
|---|---|
| Population | 10 300 000 hab. (2006) |
| Capitale | Tunis |
| Régime | République |
| Chef de l'Etat | Président Zine El Abidine Ben Ali |
| Monnaie | Dinar tunisien |
| Langues | Arabe (officielle), français |
| Religions | Islam 98% |
| Climat | Tempéré au nord et désertique au sud |
| Ressources naturelles | Pétrole, phosphates, minerai de fer, plomb, zinc, sel |
| Productions agricoles | Olives, huile d\'olive, grain, produits laitiers, tomates, agrumes, bétail, betteraves, dates, amandes |
| Industries | Pétrole, mines de phosphates et de fer, tourisme, textile, chaussures, agroalimentaire, boissons |
| Exportations | Textile, marchandises mécaniques, phosphates, produits chimiques, produits agricoles, hydrocarbures |
| PIB | 30,6 milliards $ (2006) |
| PIB/hab. | 3000 $ (2006) |
Petit pays par la taille (163 610 km²), la Tunsie est enclavée entre ses voisins algérien et lybien qui s'étendent sur d'immenses territoires.
De plus, en l'absence de ressources naturelles en quantité abondante, la Tunisie a fondé toute son économie sur la diversification de ses activités ainsi que par une très grande ouverture vers l'extérieure.
Cette stratégie de développement a permis à la Tunisie de bénéficier d'une croissance économique stable sur une longue période.
- 1 Histoire
- 1.1 La Tunisie cartaginoise et romaine
- 1.2 La conquête musulmane
- 1.3 Le pouvoir ottoman
- 1.4 La conquête française
- 1.5 La lutte pour l'indépendance
- 1.6 La Tunisie de Bourguiba
- 1.7 La Tunisie de Ben Ali
- 2 Géographie
- 2.1 Relief
- 2.2 Climat
- 3 Démographie
- 4 Géographie
- 5 Economie
- 5.1 PIB
- 5.2 Ressources naturelles
Histoire
La Tunisie cartaginoise et romaine
Les Phéniciens (peuple sémite originaire de la région syro-libanaise) domine la côte nord-africaine sur laquelle ils ont de nombreux comptoirs, en 814 av. J-C, ils fondent Carthage au Nord-Est de l'actuel Tunisie. Pendant des siècles, Carthage va devenir le centre de l'empire phénicien dominant le littoral africain, l'Espagne ainsi que la Sardaigne.
A partir de 264 av. J-C, Carthage affronte l'empire romain alors en expansion au cours des guerres puniques. Rome finit par écraser Carthage en 146 av. J-C au cours de la dernière des guerres puniques durant laquelle la ville de Carthage est entièrement rasée. Le pays est ensuite intégré jusqu'au Ve s. apr. J-C à la province romaine d'Afrique qui entreprend la colonisation du pays ainsi que le développement de l'agriculture. L'intérieur des terres restent cependant aux mains des berbères qui sont réticents à la domination romaine.
Avec le déclin de l'Empire romain au Ve siècle, les Vandales traversent la péninsule ibérique et envahissent toute la côte d'Afrique du Nord qu'ils arrachent aux romains. Après un siècle d'occupation vandale, le pays est conquis par le général byzantin Bélisaire.
La conquête musulmane
De culture byzantine et en grande partie christianisée, la Tunisie subit le premier assaut des tribus arabes en 647. Les nouveaux conquérants se heurtent à la résistance des tribus berbères tribus berbères, en 670, les arabes fondent la ville de Kairouan qui servira de poste avancé à la conquête du Maghreb.
La totalité du pays est occupé en 698, et, contrairement à leurs prédécesseurs byzantins, les armées arabes ne se content pas d'occuper le territoire mais ils se concentrent également sur l'intérieur du territoire où sont retranchés les tribus berbères qui adoptent la nouvelle religion.
Le calife abbasside Haroun al-Rachid confit la province à partir de l'an 800 à l'émir Ibrahim ibn Al-Aghlab qui fonde la dynastie des Aghlabides. A partir de l'an 909, la Tunisie passe sous le contrôle de la dynastie chiite des Fatimides basée en Egypte.
A partir de 972, le pays est dirigé par les Zirides, dynastie berbère opposée aux Fatimides puis par les Almohades marocains. A partir du XIIe s., le pays est attaqué par les normands de Sicile et du sud de l'Italie qui s'empare de nombreux points stratégiques comme Djerba, Sfax et Sousse. Ces derniers sont toutefois chassés par les Almohades et leur dernière place forte tombe en 1160.
Abu Zakariya Yahya fonde en 1228 la dynastie des Hafsides qui règnera sur le pays pendant plus de trois siècles.
Le pouvoir ottoman
A partir du XVIe s., les souverains espagnols qui viennent d'achever la Reconquista de la péninsule ibérique décident de conquérir les côtes maghrébines afin de protéger leurs commerces des corsaires. Plusieurs ports sont conquis par les espagnols et les Ottomans sont appelés à la rescousse, Soliman le Magnifique a dépêché sur place une importante flotte qui vient à bout des espagnols.
La Tunisie passe alors sous contrôle ottoman à partir de 1574, le sultan remet le pouvoir à des administrateurs locaux connus sous le nom de dey de Tunis puis de bey.
Le bey Hussein ibn Ali fonde en 1710 la dynastie des Husseinites, la Tunisie connait une relative stabilité vivant pour une part de piraterie et jouissant d'une forte autonomie par rapport au pouvoir central ottoman.
Au début du XIXe s. cependant, les marines européennes et américaines anéantissent la piraterie en Méditerranée. La Tunisie est alors privée d'une partie de ses revenus et se retrouve rapidement très endettée.
La conquête française
En 1830, la France annexe l'Algérie voisine, et, en 1881 prétextant l'incursion de pillards en Algérie, les troupes françaises font leur entrée en Tunisie prenant de vitesse les Italiens qui convoitaient le pays. Le 12 mai 1881, le bey signe le traité de Bardo qui reconnait le protectorat français et à partir de 1884, un résident général français gouverne le pays.
De 1914 à 1921, le pays est placé sous état d'urgence et de nombreux dirigeants nationalistes tunisiens sont arrêtés. En 1920, plusieurs groupes nationalistes s'unissent pour former le Destour (la "Constitution") prônant de profondes réformes démocratiques. En 1934, une scission avec ces derniers conduit à la création du Néo-Destour dirigé par Habib Bouguiba. Toutefois les autorités du protectorats étouffent ces mouvements de contestation et de nombreux chefs du Néo-Destour sont incarcérés dont Habib Bourguiba.
La lutte pour l'indépendance
Durant la Seconde Guerre Mondiale, le pays est le théâtre d'opérations militaires entre les Alliés et les puissances de l'Axe, les Allemands qui occupaient le pays depuis novembre 1942 capitulent en mai 1943.
Après la guerre, la France ne souhaite pas attribuer l'indépendance au pays en dépit de son soutien dont il a fait preuve durant le conflit avec l'Allemagne. A partir de 1949, Bourguiba de retour en Tunisie face à l'impuissance du bey commence à organiser la lutte armée contre la France. Il est à nouveau arrêté en janvier 1952 ce qui provoquent des émeutes populaires antifrançaises et des attentats nationalistes à travers le pays.
Le 31 juillet 1954, le nouveau président du conseil français Pierre Mendès France s'engage à accorder l'autonomie interne. Le 20 mars 1956, un protocole abolit le traité de Bardo et reconnaît l'indépendance de la Tunisie.
La Tunisie est d'abord reconnue comme une monarchie constitutionnelle. Le 25 mars 1956, les premières élections législatives sont organisées donnant une large victoire au Néo-Destour et le 8 avril, Habib Bourguiba est élu président del'Assemblée nationale et nommée Premier ministre le 11 avril.
Le 12 novembre 1956, la Tunisie est admise aux Nations Unies.
La Tunisie de Bourguiba
Le 25 juillet 1957, l'Assemblée nationale dépose le bey et proclame la République dont Bourguiba devient le président. Les biens du bey sont confisqués et de nombreux fonctionnaires français sont révoqués.
Avec la guerre d'indépendance de l'Algérie, les relations franco-tunisiennes se détériorent, la France pourchassent les indépendantistes algériens en territoire tunisien. Le 8 février 1958, le village tunisien Sakiet-Sidi-Youssef est ainsi bombardé par l'aviation française.
Le 8 novembre 1959, le président Bourguiba est réelu à la tête du pays et sonparti le Néo-Destour remporte tous les sièges de l'Assemblée nationale.
En 1961, la France refusant d'évacuer la base de Bizerte, celle-ci est encerclé par l'armée tunisienne le 19 juillet de la meme année. Le Conseil de Sécurité des Nations Unies appele à un cessez-le-feu puis après un accord entre les deux pays à partir de 1962, la base de Bizerte est totalement évacuée par la France le 15 octobre 1963.
La Tunisie de Ben Ali
Le 7 novembre 1987, Zine el-Abidine Ben Ali alors ministre de l'intérieur et premier ministre dépose le président Bourguiba pour raison de santé et devient alors président et chef suprême des forces armées.
Au début de sa présidence, Ben Ali adopte une politique d'ouverture, le multipartisme est autorisé ce qui permet aux islamistes modérés de participés aux élections législatives 1989 et aux municipales de 1990. Le parti En-Nahda ("La Renaissance") accusé de s'opposer à l'Etat retombe à nouveau dans la clandestinité à partir de 1991, le processus de démocratisation et de normalisation de la vie politique commence à ralentir.
En mars 1994, Ben Ali est candidat unique à sa propre réelection et est réelu largement avec 99,91% des voix. La répression contre les islamistes se poursuit, le processus démocratique est interrompu mais la libéralisation économique se poursuit et l'économie se redresse.
Le 24 octobre 1999, la première élection présidentielle pluraliste a lieu mais le président est réelu avec 99,44% des voix pour un 3e mandat de 5 ans, les élections législatives lui donnent 148 sièges contre 34 pour l'opposition.
En 2002, la constitution est ammendée pour supprimer la limite des mandats présidentiels.
Aux élections du 24 octobre 2004, trois opposants se présentent contre Ben Ali, ce scrutin est boycotté par les partis d'opposition et voit une large victoire du président sortant avec 94,49%. Les résultats des élections législatives organisées le même jour viennent conforter la victoire de Ben Ali. Son parti, le RCD, remporte en effet 152 des 189 sièges.
Géographie
Relief
En cours de rédaction...
Climat
En cours de rédaction...
Démographie
La population tunisienne compte près de 10,3 millions d'habitants en 2006. L'arabe est la langue officielle de la Tunisie mais le français est parlé sur tout le territoire.
La majorité de la population est musulmane sunnite
Géographie
La Tunisie est bordée par l'Algérie sur toute sa côte Ouest, la Libye au Sud-Est, et par la mer Méditerranée ailleurs (1 298 kilomètres de côtes). Le relief est relativement contrasté avec notamment une chaîne de montagne qui traverse le pays dans le sens sud-ouest, nord-est jusqu'au Cap-Bon. Le désert du Sahara au Sud couvre entre 33% et 40% du territoire. Le Climat est de type méditerranée au nord et sur les côtes, mais soumis au influences des vents provenants de la mer et du Sud, tel que le Sirocco (vent chaud et sec), en particulier pendant l'été.
Economie
La croissance économique tunisienne connaît depuis une dizaine d'années un certain dynamisme (5% de croissance en moyenne pour la période 1996-2005 et 5,3% de croissance en 2006).
Ce sont en majorité les services, le secteur industriel, la demande interne ainsi que les investissement qui stimulent la croissance tunisienne.
PIB
Le PIB de la Tunisie a dépassé les 30 milliards de $ en 2006. Les services constitue à hauteur de plus de 60% du PIB tunisien avec un effort particulier dans le secteur touristique qui est la 1ere source de devises du pays (près de 6,5 millions de touristes en 2005).
Le secteur industriel tunisien est essentiellement tourné vers l'extérieur en particulier le textile (4e fournisseur de l'UE) et l'agroalimentaire.
Les industries chimiques et électriques connaissent également une très forte croissance (respectivement +11% et +9%).
Ressources naturelles
La Tunisie est un modeste producteur de pétrole mais cette production couvre largement les besoins du pays.
Ces gisements pétroliers sont estimés à une dizaine d'années de production.
Elle possède en outre des gisements importants de phosphates dans la région de Gafsa au sud-ouest du pays ainsi que des ressources minières en fer, plomb et zinc.