Egypte
République arabe d'Egypte

Devise nationale : Silence et patience, liberté, socialisme, unité
| ---- EGYPTE EN BREF ---- | |
|---|---|
| Superficie | 1 001 450 km² | Population | 72 100 000 hab. (2006) |
| Capitale | Le Caire |
| Régime | République |
| Chef de l'Etat | Président Hosni Moubarak |
| Monnaie | Livre égyptienne |
| Langues | Arabe (officiel), anglais, français |
| Religions | Islam sunnite 90%, chrétiens 6% |
| Climat | Etés chauds et secs, hivers doux. |
| Ressources naturelles | Pétrole, gaz naturel, minerai de fer, phosphates, manganèse, pierre à chaux, gypse, talc, amiante, zinc, tourisme, canal de Suez. |
| Productions agricoles | Coton, riz, maïs, blé, fruits, légumes, bétail, ovins. |
| Industries | Textile, agroalimentaire, tourisme, produits chimiques, hydrocarbures, construction, ciment, métaux. |
| Exportations | Pétrole brut et produits pétroliers, coton, textiles, métaux, produits chimiques. |
| PIB | 107,4(e) milliards de $ (2006) |
| PIB/hab. | 1500(e) $ (2006) |
Immense pays de part son histoire millénaire, l'Egypte est connu dans le monde entier pour ses richesses archéologiques. Le pays compte également des ouvrages monumentaux comme le canal de Suez et le haut barrage d'Assouan.
Au coeur du Monde arabe, le "pays des pharaons" a également une identité culturelle arabe très forte dont le président Nasser a été l'une des figures les plus remarquables.
- 1 Histoire
- 1.1 Egypte Antique
- 1.2 Egypte romaine et byzantine
- 1.3 Conquête arabo-musulmane
- 1.4 Les dynasties islamiques d'Egypte
- 1.5 La période mamelouke
- 1.6 L'Egypte ottomane
- 1.7 La domination anglaise
- 1.8 Du protectorat britannique à la monarchie
- 1.9 La république d'Egypte
- 2 Géographie
- 2.1 Relief
- 2.2 Climat
- 3 Société
- 3.1 Démographie
- 3.2 Santé
- 4 Economie
- 4.1 Croissance économique
- 4.2 Produit intérieur brut
- 4.3 Hydrocarbures
Histoire
Egypte Antique
En cours de rédaction...
Egypte romaine et byzantine
En cours de rédaction...
Conquête arabo-musulmane
En 639, l'empire musulman alors en plein expansion lance ses troupes à la conquête de l'Egypte alors sous domination byzantine. En 642, la totalité de l'Egypte est conquise et est intégré dans l'empire omeyyade. La religion des nouveaux maîtres du pays est rapidement adopté par la population car elle met fin aux luttes religieuses internes et propose une vision plus égalitaire des membres de la communauté musulmane que celle des églises chrétiennes antérieures.
Les dynasties islamiques d'Egypte
En 750, lors de l'avènement de l'empire abbasside, le pays instable est confié à une administration militaire turque et en 868, Ahmed ibn Tulun, le gouverneur militaire turc d'Egypte décide de rompre ses liens avec le pouvoir central abbasside et fonde la dynastie des Tulunides.
En 905, l'Egypte est reprise aux Tulunides et, en 935, une nouvelle dynastie turque les Ikchidites règnent sur le pays. Mais à partir de 969, le pays tombe aux mains des Fatimides, puissante dynastie chiite d'origine ifriqiyaine (actuelle Tunisie) qui se maintiendra en Egypte jusqu'en 1171. Les Fatimides créent la ville du Caire (la "Victorieuse" en arabe) en 969 comme résidence royale pour les souverains fatimide. Du point de vue religieux, le pouvoir fatimide chiite hésite entre persécutions et tolérance vis-à-vis des sunnites.
Al-Hakim qui accède au pouvoir en 969, met un coup d'arrêt à la tolérance religieuse qui caractérisait jusque là les différents califes musulmans puisqu'il se mit à persécuter les non-musulmans de Palestine, et, en 1009, il fait détruire le Saint-Sépulcre de Jérusalem. Al-Hakim disparaît mystérieusement en 1021.
Parallèlement les Fatimides sont menacés par les Turcs seldjoukides ainsi que par la perte du Maghreb en 1045. Le régime est également en proie à des désordres gouvernementaux et la famine qui s'abbat sur le pays à partir de 1052 favorise le brigandage et l'insécurité.
(En 1099, les Croisés chassent les Fatimides de Jérusalem. En 1146, Nur ad-Din qui venait de prendre le pouvoir à Alep en Syrie commença à constituer un front islamique contre les envahisseurs chrétiens qui envoit sur la Syrie la deuxième croisade en 1147. Cette croisade sera un échec.
Le sultan de Damas Mujir ad-Din qui avait signé un pacte avec les Croisés empêcha la reconquête musulmane de la Terre sainte par les armées de Nur ad-Din, ce dernier profita donc de la colère des habitants de Damas pour renverser le sultan et l'annexer. La Syrie termina ainsi son unification.)
Saladin, l'un des généraux de Nur al-Din est nommé vizir d'Egypte et fonde sa propre dynastie, les Ayyubides. Il rétablit le sunnisme musulman dans le pays (par opposition à l'ancienne dynastie chiite fatimide), il réforme l'anciennement religieux. Il reconquiert ensuite une grande partie de la Palestine et de la Syrie avec la prise de Damas en 1174. Les villes d'Alep (1183) et d'Al-Mawsil (1186) sont reprises et integrés au royaume ayyubide ce qui permet aux armées de Saladin d'encercler les royaumes chrétiens. En 1187, Saladin à la tête d'une immense armée conquiert la ville de Jérusalem qu'il reprend aux Croisés.
La période mamelouke
Après la mort de Saladin, la dynastie ayyubide est fortement affaibli en raison de querelles en interne, ce qui favorise les mamelouks qui renversent les ayyubides en 1250 et qui doivent faire face à la neuvième croisade. La première dynastie de sultans mamelouks, les Bahrites, arrêtent les invasions Mongols en 1260, ils stoppent par la suite 2 autres tentatives d'invasions mongoles et reprennent Saint-Jean d'Acre aux Croisés. A la fin du XIIIe siècle, le sultanat mamelouk s'étend jusqu'en Asie Mineure, le sultanat jouit d'une grande prospérité économique et fait édifier de nombreux monuments.
La deuxième dynastie mamelouk, les Burjites est quand à elle, beaucoup plus instable en raison de querelles au sommet du pouvoir. La découverte du cap de Bonne-Espérance en Afrique du Sud fait perdre au pays le monopole de point de passage vers la route des Indes.
L'Egypte ottomane
En 1517, l'Egypte est conquise par les armées du sultan ottoman Sélim Ier. Elle restera sous souveraineté ottomane jusqu'au début du XXe siècle. Le pays est alors gouverner par un pacha qui gouverne au nom du sultan de Constantinople. En 1757, Ali Bay, chef mamelouk proclame son indépendance vis-à-vis du sultan ottoman. Le pays est livré à l'anarchie et la fin du XVIIIe siècle est marquée par des famines et des épidémies de peste, la population est réduite à 4 millions d'individus ce qui va permettre aux puissances coloniales (principalement France et Grande-Bretagne) de prendre pied dans le pays.
L'armée française sous la conduite de Napoléon, occupe le pays en 1798. Amenant avec lui des savants, la civilisation égyptienne est redécouverte et le pays est réorganisé selon le modèle européen (administration , infrastructures, etc.). Les ottomans aidés par les anglais chassent les Français en 1801, le chaos s'installe alors dans le pays où ottomans et mamelouks se battent pour reprendre le contrôle du pouvoir.
C'est finalement Méhémet Ali, général ottoman qui parvient à se maintenir et qui est reconnu pacha d'Egypte par la Sublime Porte. Il se lance alors dans un série de campgane pour assoir son pouvoir, en 1812, il s'oppose aux wahhabites en Arabie auxquels ils reprend la Mecque et Médine. Il reprend le Hedjaz en 1819. En 1827, la flotte egyptienne est décimé au cours de la bataille de Navarin qui oppose la Triple Alliance (France, Grande-Bretagne et Russie) à l'Egypte et à la Turquie. En 1831, Ibrahim Pacha, fils de Méhémet Ali envahit la Syrie et défait les armées turques mais fut arrêté par les puissances ocidentales qui protégèrent le sultan de Constantinople.
Ibrahim Pacha mourut peu de temps après son père en 1848. Les successeurs de Méhémet Ali, Abbas Ier, Saïd Pacha et Ismaïl Pacha poursuivent la modernisation du pays. En novembre 1869, le Canal de Suez est inauguré mais l'Etat égyptien qui a accumulé de nombreuses dettes doit céder aux Anglais ses parts dans la société du Canal de Suez. Taoufiq Pacha remplace son père à la tête du pays en 1879.
La domination anglaise
En 1882, prenant comme prétexte la défense des coptes persécutés par les insurgés d'Ourabi Pacha, les Britanniques occupent militairement le pays. L'administration est maintenue: l'Empire ottoman garde son influence, le khédive et le Premier ministre sont toujours en place mais le vrai dirigeant du pays est le consul général britannique.
C'est à cette époque que naissant les premiers mouvements nationalistes ainsi que les mouvements de réformes religieuses qui prône à la fois une renaissance culturelle arabe et un retour aux sources religieuses.
Abbas II Hilmi succéda à son père Taoufiq sur le trône d'Egypte, il s'opposa très tôt à l'ingérence des Britanniques sur les affaires intérieures du pays et encouragea les mouvements nationalistes. Il reconquit le Soudan en 1898, la construction du chemin de fer jusqu'à Khartoum fut achevée en 1899 et le premier barrage d'Assouan en 1902 fut terminé. Pendant la Première guerre mondiale, il se rangea aux côtés des Ottomans contre les Britanniques mais fut déposé par ces derniers en 1914 et contraint à l'exil. Les Britanniques imposent son protectorat sur le pays en décembre 1914 et Abbas II est remplacé par son oncle le sultan Hussein.
Du protectorat britannique à la monarchie
En mars 1919, des troubles éclatent dans le pays entre nationalistes du Wafd (parti nationaliste qui exige l'indépendance) et les Britanniques. Le chef du Wafd, Sad Zaghlul est arrêté et exilé. En 1922, la Grande-Bretagne déclare unilatéralement l'indépendance du pays, le roi Fouad Ier succède au sultan Hussein mais les Britanniques se réservent le droit d'intervenir militairement ainsi que le contrôle des affaires étrangères. La Constitution adoptée en 1924 instaure une monarchie parlementaire, la même année, le parti nationaliste Wafd emporte les élections législatives. L'année 1936 est marquée par la mort du roi Fouad Ier (remplacé par le roi Farouk) et par la signature du traité de Londres signé le 26 août et qui accorde à l'Egypte son indépendance. La Grande-Bretagne se réserve cependant le contrôle du Canal de Suez. L'Egypte est admise à la Société des Nations (SDN) en 1937.
En 1942, afin d'empêcher un rapprochement entre l'Egypte et les forces de l'Axe, les Britanniques imposent Nahhas Pacha, dirigeant du Wafd comme Premier ministre au roi Farouk. Nahhas Pacha collabora avec les Britanniques ce qui discredita son parti politique miné par des rivalités internes. Celui-ci fut destitué en 1944.
Après la défaite militaire arabe face à Israël en 1949, de graves troubles éclatent dans le pays, le roi Farouk rapelle alors Nahhas Pacha pour rétablir la situation.
La république d'Egypte
La présidence de Néguib (1952-1954)
En juillet 1952, un comité des "officiers libres" nationalistes et progressistes et qui s'était constitué clandestinement au sein de l'armée, dépose le roi. Le général Mohamed Néguib qui dirige ce comité proclame la république le 18 juin 1953. En février 1954, Néguib est démis de ses fonctions et remplacé par le lieutenant-colonel Gamal Abdel Nasser.
La présidence de Nasser (1954-1970)
Nasser mis fin à la présence étrangère par le traité d'évacuation de la zone du Canal de Suez que les troupes britanniques quitterent en octobre 1954. En avril 1955, il est l'une des figures des pays non-alignés avec le yougoslave Tito et l'ndonésien Suharto.
En juillet 1956, Nasser se voit refuser l'achat d'armes et la possibilité de crédit par les pays occidentaux, il décide alors de nationaliser le canal de Suez en juillet 1956. La Grande-Bretagne, la France et Israël interviennent militairement pour occuper la zone mais, fait rarissime en cette période de guerre froide, les Etats-Unis et l'URSS avec l'appui de l'ONU leur ordonnent d'évacuer le territoire egyptien. Une force des Nations Unies est placé entre l'Egypte et Israël.
Sorti victorieux (sur le plan diplomatique) de cette opération de nationalisation du canal de Suez, Nasser voit son image grandir au sein du monde arabe qu'il aimerait unifier. Le 1er février 1958, l'Egypte scelle une union avec la Syrie pour former la République arabe unie (RAU) qui est rejointe le 8 mars par le Yémen. Cette union prend fin trois ans plus tard après un coup d'Etat en Syrie. Sur le plan économique, Nasser choisit la voie du "socialisme arabe", il multiplie ainsi les nationalisations, instaure. Sur le plan extérieur, l'Egypte intervient militairement en 1962 au Yémen pour soutenir les forces républicaines contre les monarchistes ce qui va contribuer à dresser l'Arabie saoudite contre lui.
En 1967, Israël déclenche la guerre des Six Jours après que l'Egypte ait ordonné l'évacuation des forces onusiennes et fermé le détroit de Tiran. Voulu comme une guerre préventive par Israël, elle permet à l'Etat hébreu d'occuper le Sinaï, la bande de Gaza, la Cisjordanie, le plateau du Golan ainsi que la partie Est de Jérusalem. Le bilan est lourd pour les pays arabes: 20 000 morts pour l'Egypte, 6 000 pour la Jordanie, 500 pour la Syrie contre 800 pour Israël.
Cette défaite humiliante remet en cause le rôle de leader de Nasser au sein du monde arabe, celui-ci remet sa démission mais est rappelé au pouvoir par son peuple. Le raïs égyptien se rapproche davantage de l'Union soviétique pour reconstruire son appareil militaire mais il meurt brusquement en 1970.
La présidence d'el-Sadate (1970-1981)
Anouar el-Sadate, collaborateur de longue date de Nasser est choisi pour lui succédé. Il réoriente la politique du pays en adoptant une économie plus libérale que son prédécesseur, prend ses distances vis-à-vis de l'URSS (expulsion des conseillers soviétiques en 1972) et se rapproche des Etats-Unis.
Le président Sadate souhaite également laver la défaite humiliante de 1967 en se réconciliant avec les pays arabes notamment avec l'Arabie saoudite qui financent ses achats d'armes à l'Union soviétique.
Le 6 octobre 1973, le jour de la fête du Kippour, l'Egypte et la Syrie déclenchent la quatrième guerre israélo-arabe. Après des succès initiaux, les armées égyptiennes et syriennes sont stoppées et les Israéliens réussissent à reprendre le dessus. L'URSS de Brejnev fait pression pour que Sadate signe un cessez-le-feu et un accord est trouvé avec la Syrie et l'Egypte le 22 et 24 octobre. Ce demi-succès a permis à l'Egypte de l'emporter psychologiquement et de montrer qu'elle pouvait aussi infliger des pertes à l'armée israélienne.
Sadate engage alors des pourpalers avec Israël afin d'aboutir à un accord, il est le premier chef d'état arabe à se rendre en visite à Israël en novembre 1977, l'Egypte est alors mis au ban des pays arabes et plusieurs pays arabes rompent leurs relations diplomatiques avec l'Egypte.
Le 26 mars 1979, Sadate et Begin sous l'égide du président américain Jimmy Carter signent les accords de paix de Camp David à Washington. L'Egypte est alors exclu de la Ligue arabe dont le siège est transferé à Tunis, cette exclusion sera effective jusqu'en 1989. Bien que l'Egypte se soit brouillé avec les autres pays arabes, les bénéfices de cette paix avec l'Etat hébreu ont été nombreux: restitution du Sinaï occupé par Israël, retrait des troupes israéliennes de la zone de Suez, aide militaire américaine de plusieurs milliards de dollars chaque année, fin de l'effort de guerre qui plombait l'économie de l'Egypte pour faire face à Israël.
La présidence de Moubarak (depuis 1981)
Le président Sadate est assassiné le 6 octobre 1981 durant une parade militaire, il est remplacé par le vice-président Hosni Moubarak. Celui-ci ne remet pas en cause le traité de paix avec Israël et continue la politique de son prédécesseur tout en s'efforceant d'améliorer les relations avec les autres pays arabes.
L'Egypte est finalement réintégré dans la Ligue arabe en 1989, le pays participe à la Seconde guerre du Golfe en 1990/1991 en envoyant un corps expéditionnaire de 35 000 hommes en échange de l'annulation d'une partie de sa dette extérieure.
Sur le plan intérieur, le pays continue également de mener une politique de libéralisation sous les auspices du Fonds Monétaire Internationale avec notamment la privatisation du secteur public, la création de zones économiques spéciales, des restructurations bancaires. Cette politique économique commence à porter ces fruits avec une croissance soutenue depuis ces dernières années.
Géographie

Avec un territore d'un peu plus de 1 million de km², l'Egypte est situé au coeur du Monde arabe au confluent de 3 continents : à l'Ouest avec l'Afrique, à l'Est avec l'Asie et au Nord avec l'Europe.
Le pays est également bordé par deux mers: la Méditerrannée et la Mer Rouge qui communiquent entre elle par le canal de Suez, important point de transit du commerce entre l'Europe et l'Asie.
Le pays partage une frontière verticale avec son voisin libyen et une frontière horizontale avec le Soudan donnant au pays un aspect très anguleux. Le pays possède également un domaine côtier long de 2450 km.
Relief
Le pays peut être divisé en 3 régions distinctes:
- la vallée du Nil (aussi appelé delta du Nil en raison de sa forme) qui n'occupe que 4% du territoire mais qui regroupe la quasi-totalité de la population est une région propice à l'agriculture;
- le désert occidental ou désert lybique formé de plateaux peu élevés et de dunes entrecoupés de plusieurs oasis;
- le désert oriental arabique qui comprend la péninsule du Sinaï ainsi qu'une chaîne montagneuse qui s'étend le long de la Mer Rouge.
Climat
Désertique et très sec dans le sud du pays, le climat s'adoucit à mesure que l'on se remonte vers le nord du pays. Les pluies sont très rares et les températures descendent rarement sous la barre des 10°C durant l'année mais dépassent régulièrement les 40°C durant l'été.
Société
Démographie
L'Egypte est le pays arabe le plus peuplé avec 72,1 millions d'habitants en 2006. La population est concentré sur seulement 4% du territoire.
L'arabe est la langue officielle et 90% de la population est musulmane. L'Eglise copte est la deuxième religion du pays avec 9% de fidèles.
Santé
Avec un taux de mortalité infantile de 30 pour 1000, l'Egypte est au même niveau que des pays comme le Pérou et l'Indonésie.
Des progrès importants restent à accomplir en particulier envers les populations rurales de la haute Egypte.
Economie
Croissance économique
Depuis l'été 2004, l'Egypte s'est lancé dans un ambitieux programme de réformes économiques incluant un allégement et une simplication des droits de douane, une baisse de l'imposition des revenus des personnes physiques et des sociétés, un plan de restructuration bancaire et plus globalement un désengagement de l'Etat de la vie économique et financière du pays.
Le retournement de la situation économique de la situation a été spectaculaire puisque le pays est passé d'une croissance de 3,2% en 2002/2003 à plus de 7% en 2006/2007.
Cependant, malgré cette embellie, la situation économique et sociale en Egypte reste difficile avec 40% de la population vivant avec moins de 2$ par jour. Et, seule une croissance très soutenue (supérieur à 7% par an) pendant plusieurs années permettra à l'Egypte de réduire la pauvreté et de rattraper son retard.
Produit intérieur brut
Avec un PIB de 107 milliards de $, l'Egypte n'est que la 4ème puissance économique d'Afrique et la 4ème du Monde Arabe après l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et l'Algérie.
La situation économique semble cependant en voie d'amélioration depuis ces dernières années.
Ainsi, les flux d'investiments directs étrangers (IDE) ont connu une augmentation impressionnante puisque l'Egypte est passé d'une moyenne annuelle de 500 à 700 millions de $ d'investissement au début des années 2000 à 11,1 milliards en 2006/2007.
Hydrocarbures
Pétrole
La production de pétrole en Egypte est en déclin, le pays dispose encore d'une quinzaine années de réserves et doit désormais se préparer à l'après-pétrole. Cependant les revenus tirés de cette manne se maintiennent car la baisse de la production a été compensée par l'augmentation des prix du brut.
Gaz naturel
La production pétrolière en déclin avec parallèlement la découverte de nouvelles réserves de gaz naturel en Médterrannée font que cette ressource pourrait dans les 10 années à venir devenir le "moteur " du secteur des hydrocarbures en Egypte.
Les réserves gazières egyptiennes sont estimées à 50 années de production. Elles placent l'Egypte dans les 15 premiers pays en terme de réserves de gaz naturel.