Algérie
République algérienne démocratique et populaire

Devise nationale : La révolution par le peuple et pour le peuple
| Superficie | 2 381 740 km² |
|---|---|
| Population | 33 500 000 hab. (2006) |
| Capitale | Alger |
| Régime | République |
| Chef de l'Etat | Président Abdelaziz Bouteflika |
| Monnaie | Dinar algérien |
| Langues | Arabe et berbère (officielles), français. |
| Religions | Islam sunnite 99% |
| Climat | Méditerranéen sur la côte, frais sur les hauts plateaux et désertique à l\'intérieur des terres. |
| Ressources naturelles | Pétrole, gaz naturel, minerai de fer, phosphates, uranium, plomb, zinc. |
| Productions agricoles | Blé, orge, avoine, raisin, olive, citron, fruits, bétail. |
| Industries | Pétrole, gaz naturel, industries légères, exploitations minières, électricité, pétrochimie, agroalimentaire. |
| Exportations | Pétrole, gaz, produits pétroliers. |
| PIB | 114,3(e) milliards $ (2006) |
| PIB/hab. | 3400(e) $ (2006) |
Situé au contact de la Mer Méditerranée et du Sahara, au Nord de l'Afrique entre le Maroc et la Tunisie, pays avec lesquels elle forme le Maghreb, l'Algérie est un pays vaste: le 10e du monde par la superficie, le 2e d'Afrique après le Soudan.
Le Sahara, le plus grand désert du monde couvre les 4/5e du pays. C'est dans son sous-sol qu'ont été découverts dans les années 1950, de riches gisements de pétrole et de gaz naturel. L'Algérie est aujourd'hui le 3e producteur de pétrole en Afrique mais surtout le 3e exportateur mondial de gaz naturel avec des réserves prouvées de plus de 4500 Gm3.
- 1 Histoire
- 1.1 De Carthage à Rome
- 1.2 Des dynasties musulmanes aux ottomans
- 1.3 Conquête française
- 1.4 Colonisation française
- 1.5 La montée du nationalisme algérien
- 1.6 La guerre d'Algérie
- 1.7 L'Algérie indépendante
- 1.8 La guerre civile
- 2 Géographie
- 2.1 Relief
- 2.2 Climat
- 3 Démographie
- 3.1 Croissance démographique
- 3.2 Santé
- 3.3 Education
- 4 Economie
- 4.1 Situation générale
- 4.2 Hydrocarbures
- 5 Perspectives
- 5.1 Perspectives économiques
- 5.2 Perspectives politiques
Histoire
De Carthage à Rome
Au VIIIe s. av. J-C, les Phéniciens, navigateurs venus de l'Est de la Méditerranée (de Tyr, actuel Liban) fondent la ville de Carthage (dans la Tunisie actuelle). Au IVe siècle av. J-C, Carthage est devenu la puissance dominante de la Méditerrannée occidentale et possède de nombreux comptoirs le long de la côte nord-africaine.
Les carthaginois conquièrent l'Espagne puis la Sicile où ils se heurtent à l'Empire romain au IIIe s. av. J-C. Les deux empires s'engagent alors dans une série de 3 conflits connus sous le nom de "Guerres Puniques"qui se terminera en 146 av. J-C avec la victoire de Rome et la destruction de la ville de Carthage après un siège qui aura duré 4 années.
Des dynasties musulmanes aux ottomans
Après la Reconquista espagnol du XVe s., une rude bataille s'engage entre chrétiens (surtout Espagnols) et musulmans pour le contrôle des ports de la Méditerrannée. L'Algérie est alors divisé en trois dynasties berbères et à la fin du XVe s., les Espagnols occupent plusieurs ports sur la côte algérienne. Des troubles éclatent et, en 1518, Alger et plusieurs autres ports sont assigiés par les Espagnols; les Turcs ottomans sont alors appelés à la rescousse.
Soliman le Magnifique envoit alors les Barberousse (deux frères corsaires d'origine grecque et convertis à l'Islam) avec une puissante flotte qui chassent les Espagnols de leurs possessions dans la région et qui résistent au siège de Charles Quint devant Alger en 1541. La dynastie des Abdelwadides (qui avait collaboré avec les Espagnols) est déposée en 1554 et le plus jeune Barberousse Khayr el-Din est nommé représentant du sultan à Alger.
Conquête française
En 1827, prétextant un incident opposant le dey Hussein au consul de France, Charles X ordonne un blocus naval du pays et envoit une expédition militaire de 37 000 hommes. En 1830, Alger ainsi qu'une partie du pays est occupé, la présence française suscite dès le début une forte résistance de la part des tribus.
L'emir Abd El-Kader organise la résistance des différentes tribus dans la région d'Oran, il proclame la guerre sainte (le djihad) en 1839 contre les troupes étrangères avec des attaques éclairs sur les forces françaises mais compte tenu de l'inégalité des rapports de forces, il finit par être totalement vaincu en 1847.
Colonisation française
L'administration française organise l'attribution des terres à des colons à partir de 1836 qu'elle achète à bas prix où qu'elle exproprie à des propriétaires ottomans ou algériens. En 1848, l'Algérie est proclamée territoire français et est divisé en 3 départements. Les 32 000 juifs que compte l'Algérie accède à la citoyenneté française en 1870 par le décret de Crémieux, les populations arabes majoritaires en restent tenus à l'écart, le pays reste très peu industrialisé, l'essentiel des colons étant formé de petits exploitants agricoles, de fonctionnaires et de commerçants.
La montée du nationalisme algérien
En cours de réalisation...
La guerre d'Algérie
Le 18 mars 1962, un accord de cessez-le feu est signé à Evian entre les autorités françaises et les représentants du FLN, cet accord stipule la tenue d'un référendum d'auto-détermination. En juillet 1962, l'Algérie vote à une écrasante majorité pour l'indépendance, 1 million de Français d'Algérie (appelés par la suite les "pieds noirs") quitte le pays dans la précipitation jusqu'à la fin de l'année 1962.
L'Algérie indépendante
La présidence de Ben Bella (1962-1965)

Ahmed Ben Bella emprisonné en France depuis 1956 est libéré après la signature des accords d'Evian. Il chasse ensuite le GPRA dont il conteste la légitimité puis en Septembre 1962, il est élu président de la République algérienne: son objectif est de construire un socialisme typiquement algérien.
En avril 1963, il prend la tête du bureau politique du FLN puis suspend la constitution en octobre de la même année. Le 19 juin 1965, il est renversé par le coup d'Etat de Boumédienne qui lui reproche ses méthodes de gouvernement autoritaires.
La présidence de Boumédiène
Ne partageant pas les orientations politiques suivi par le jeune gouvernement algérien, Boumediene organise un coup d'Etat qui le propulse à la présidence du pays en juillet 1965. Ben Bella est quant à lui emprisonné.
Boumédiène met en place un pouvoir central fort appuyé par l'armée et commence à poser les fondements d'une Algérie moderne. Sur la scène internationale, il est un membre actif des pays non-alignés et lance en 1974 à l'ONU, un appel pour établir un ordre économique mondial plus juste.
Boumédiène offre également un soutien très actif aux différents mouvements de libération nationale notamment en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud.
Sur le plan économique, Boumédiène adopte le modèle socialiste et nationalise les secteurs clés de l'économie algérienne notamment les hydrocarbures. Il donne également la priorité à l'industrie lourde au dépend du secteur agricole.
La présidence de Chadli Bendjedid (1979-1992)
Bendjedid accède à la présidence algérienne en février 1979, il sera réelu en 1984 puis en 1988 pour un troisième mandat. Homme de compromis, il décide de faire libérer le premier président de la république algérienne Ben Bella qui avait été emprisonné par Boumédiène après son coup d'Etat. Il autorise également certains opposants à revenir au pays et met à l'écart les membres du conseil de la révolution.
La guerre civile
La présidence de Liamine Zéroual (1995-1999)
En cours de réalisaton...
La présidence de Bouteflika (depuis 1999)
Ministre des affaires étrangères dans le gouvernement Boumédiène, Abdelaziz Bouteflika est élu à la présidence en avril 1999 après que les candidats de l'opposition aient retiré leurs candidatures en dénonçant les fraudes massives.
Le nouveau président souhaite donner au pays un nouvel essor économique et en finir avec les violences. Après avoir négocier avec l'AIS sur un arrêt des hostilités, Abdelaziz Bouteflika annonce la tenue d'un référendum sur la concorde civile visant à établir une amnistie aux islamistes n'ayant pas de commis de crimes de sang.
Le 19 septembre 1999, le "oui" l'emporte avec une majorité écrasante de 98,6% confortant ainsi le président dans son élection qui était contesté par l'opposition.
En 2000, la situation sur le plan sécuritaire s'améliore en Algérie mais des querelles au sein du pouvoir conduise à l'éviction du premier ministre Ahmed Benbitour en août 2000 remplacé par Ali Benflis considéré comme un réformateur sur le plan économique.
En avril 2001: émeutes en Kabylie en particulier à Tizi Ouzou
En novembre 2001: inondations à Alger
En avril 2002: amendement de la constitution instituant le berbère comme langue nationale
Début 2003: visite de Jacques Chirac en Algérie
21 mai 2003: tremblement de terre dans la région d'Alger
Avril 2004: Abdelaziz Bouteflika est réelu ds le 1er tour
29 novembre 2005: Charte pour la paix et la réconciliation nationale à plus de 97%
Géographie
Relief
L'Algérie avec ses 2 381 740 km² est le 2e plus grand pays d'Afrique après le Soudan, les 4/5e du pays sont occupés par le Sahara. Le pays comprend deux grands ensembles: les chaînes de l'Atlas au Nord et le Sahara au Sud.
Climat
Au Nord du pays, le climat du pays est typiquement méditerranéen: étés chauds et secs et hivers doux et humides. La température a Alger varie de 29°C en moyenne en août (mois le plus chaud de l'année) à 12°C en janvier (mois le plus frais).
Démographie
L'Algérie compte 33,5 millions d'habitants en 2006, 90% de cette population est répartie sur 10% du territoire concentrée au Nord sur les régions côtières.
L'Algérie est composée en majorité d'Arabes (80% de la population) qui sont en fait les descendants des tribus berbères et qui ont été islamisés à partir du VIIe s. puis arabisés au fil des siècles.
Cette arabisation a été favorisée à la fois par la présence des tribus hilaliennes au XIe s ainsi que par la grande importance de la langue arabe à la fois comme langue de l'Islam mais aussi et surtout comme langue principale pour les échanges commerciaux.
L'Algérie compte également une importante communauté berbère (environ 20% de la population); elle comptait également avant l'indépendance 150 000 juifs qui ont quitté le pays en même temps que les colons européens (Français pour l'essentiel) au moment de l'indépendance.
La proportion de résidents étrangers après avoir atteint fortement décrue dans les années 1990 en raison du climat sécuritaire qui règnait dans le pays commence à connaître un regain, on trouve aujourd'hui en Algérie notamment 50 000 immigrés chinois travaillant souvent en qualité de travailleurs qualifiés.
| 1995 | 1996 | 1997 | 1998 | 1999 | 2000 | 2001 | 2002 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 |
| 28,1 | 28,6 | 29 | 29,5 | 30 | 30,4 | 30,9 | 31,4 | 31,8 | 32,4 | 32,9 | 33,5 |
Croissance démographique
Comme les autres pays du Maghreb, le taux de croissance démographiqe algérien a fortement décru ces 20 dernières années, conséquence à la fois de la baisse de la fécondité et du recul de l'âge moyen au mariage.
L'Algérie est passé d'une fécondité de 3, 1 enfants par femme en 1996 à moins de 2 enfants par femme en 2006.
Ces dernières années, on constate tout de même un certain regain des nuptialités dû à un effet de rattrapage à cause du retard pris durant les années difficiles de la décennie 90. Ce phénomène contribue à une légère reprise du taux d'accroissement naturel de la population.
Santé
Bien qu'il ait beaucoup diminué, le taux de mortalité infantile demeure élevé en Algérie. Il est passé de 39 pour 1 000 naissances en 1999 à 26 pour 1 000 naissances en 2006 et 24 pour 1 000 en 2007. La moyenne est de 9 pour 1000 dans les pays développés.
Conséquence de l'amélioration des conditions de santé du pays, l'espérance de vie est passée de 48,3 ans en 1962 à 71,7 ans en 2005. Cependant les écarts entre les différentes wilayas (régions) du pays montrent de fortes disparités.
Education
Le taux brut d'alphabétisation des plus de 15 ans est passé de 65,50% en 1998 à 76,3% en 2005, soit une progression de 2,20% en moyenne annuelle.
Ce sont les femmes qui sont les plus touchées par l'analphabétisme avec un taux d'alphabétisation de seulement 68% en 2005 contre 84,5% pour les hommes.
Economie
Situation générale
Avec un PIB de 114 milliards de $ en 2006, l'Algérie est la deuxième puissance économique du continent derrière l'Afrique du Sud et la troisième puissance économique du Monde arabe derrière l'Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis.
L'Algérie profite de la fambée des prix des hydrocarbures pour résorber sa dette (tombée à seulement 4,7 milliards de $ en 2006) et pour lancer de grands programmes d'infrastructures.
Les projections pluriannuelles associées à la Loi de finances pour 2005 tablent sur un taux moyen de 5,3 % par an sur la période 2005-2009.
Hydrocarbures
Le pétrole et le gaz naturel sont exploités par la société nationale Sonatrach (12ème compagnie pétrolière mondiale et 1ère firme du continent africain).
L'Algérie est membre de l'OPEP et un acteur important sur le marché pétrolier, c'est le 13ème producteur mondial et le 9ème exportateur en 2006 principalement vers l'Italie, l'Espagne et la France.
Les réserves pétrolières algériennes sont relativement limitées, les projections donnent 20 années de production pour cette ressource. Le potentiel pétrolier apparaît de second ordre par rapport aux ressources gazières qui placent l'Algérie au 5ème rang mondial.
En 2005, l'Algérie est le 4ème producteur de gaz naturel au monde et le 4ème exportateur. Elle produit plus de 50% de la production de gaz naturel en Afrique.
Perspectives
Perspectives économiques
Indéniablement, l'Algérie bénéficie d'atouts majeurs pour aborder le XXIe s., avec des prix des hydrocarbures qui se sont envolés et une dette réduite quasiment à zéro, le pays doit encore se remettre de la décennie 1990 qui a particulièrement été douloureuse pour le pays avec une croissance quasi nulle et le départ de nombre de ces cadres les mieux formés.
Le pays doit également moderniser et diversifier son industrie ainsi que créer des conditions économiques plus propices aux entrepreneurs et aux investisseurs.
Perspectives politiques
Après des années 1990 marquées par la violence, le climat sécuritaire se stabilise dans le pays.
En cours de rédaction...